dimanche 24 février 2013

Pourquoi bénir les maisons ?


Quand bénit-on ?

Les prêtres bénissent les habitations dans la fête du baptême du Christ (6 janvier) et jusqu’à la fin du mois, avec l’eau consacrée à l’église. Ils les bénissent également, avec une eau consacrée au cours d’une fête ou au moment même dans le lieu d’habitation à plusieurs occasions : entrée dans un nouveau logis, fête d’un patronage familial (la « slava » des Serbes), en toute occasion choisie par les fidèles, à Pâques – on asperge également les tombes des chrétiens en ce temps.

L’eau baptismale

L’eau répandue chez les chrétiens signifie, au-delà du lieu de culte, que la vie de l’Église est répandue dans le monde entier. C’est l’eau de la foi, de la tradition juive et ecclésiale ; le symbole de la grâce du saint Esprit qui se répand miséricordieusement chez tous ceux qui croient dans le Fils de Dieu, le Christ.
La bénédiction des demeures marque le renouvellement des engagements baptismaux des fidèles : leur vie a été « immergée » dans le Christ et dans son Église, et le rite accompli chez eux le leur rappelle, et doit renouveler la grâce qui est en eux – celle du baptême, celle de l’amour conjugal, celle de la foi personnelle. Le lien entre ce rite et la vie familiale – vie de la petite Église domestique – n’exclut pas les fidèles qui habitent seuls ou avec des frères !

L’action de grâces

Le rite d’aspersion des demeures et de tout ce qu’elles contiennent inspire l’action de grâces : tout ce que possèdent les fidèles, à commencer par un toit et des murs, est donné par le Seigneur, et ceux-ci le remercient, sachant que cela vient de lui, par leur travail également ; et ils lui offrent ces biens matériels pour qu’Il les leur rende à nouveau avec sa bénédiction et sa protection (Ps 90). Une prière dit au Christ : « Toi-même, bénis également cette maison et fortifie par la crainte de toi ceux qui veulent y habiter ; garde-les à l’abri de l’adversité ; envoie-leur ta bénédiction du haut de ta sainte demeure ; bénis et multiplie tout bien en cette maison »

L’habitation du Christ

Par la bénédiction, le Christ vient habiter dans la famille, comme chez Zachée, ou renouvelle son séjour chez elle. Il est l’hôte : celui qui est reçu (on offre le pain et le sel), mais également celui qui reçoit (Il offre sa présence et sa parole) ; et les chrétiens sont chez eux, mais ils sont principalement chez lui. C’est pourquoi rien d’impur (médias, publications), rien de contraire à la volonté du Christ, à son Évangile (disputes), n’a de place dans un foyer chrétien, habité par le Seigneur (Ps 100), « venu sauver ce qui était perdu » (Lc 19, 10).
(source : www.sagesse-orthodoxe.fr)

vendredi 22 février 2013

La nourriture et le Jeûne


A l'approche du Triode de Carême, un rappel de la place du Jeûne nous a paru important.



La nourriture, un thème biblique
Dans la Bible, tout commence avec le partage de la "pomme" entre Adam et Eve. Et les récits présentant toutes sortes de repas y sont nombreux. Sans parler de la main nourricière de Dieu. Ainsi Elie, pourchassé par la reine Jézabel, jeûne pendant 40 jours, puis, à bout de forces il s’allonge sur le sol  en disant : « C’est fini, je vais mourir. » A ce moment –là, un ange arrive  et le nourrit. Quant au peuple d’Israël qui erre dans le désert durant 40 années, il est sauvé par la manne qui tombe du ciel. Dieu intervient dans la vie des hommes pour les nourrir non seulement en esprit, mais aussi d’une manière plus matérielle. Et lorsque Jésus, poussé au désert, va jeûner pendant 40 jours : quelle sera la première tentation du Malin ? La nourriture...
Les orthodoxes attachent au jeûne une importance toute particulière parce que, à l'image de Jésus dans le désert, il permet de s'ouvrir aux réalités de l'Esprit, à travers le combat spirituel. Car, comme nous le montre le récit de Jésus au désert, le jeûne n’est pas quelque chose d’anodin. C’est un geste qui provoque des réactions violentes de la part des forces du mal. Les orthodoxes situent le Carême dans cette perspective : le jeûne nous rendant plus faible, le Carême est un temps de combat spirituel qui invite chaque croyant à un travail intérieur.

Une discipline sur soi-même
C'est en se privant de nourriture, que l'on découvre ce qui essentiel pour survivre. Or, " l'homme ne vit pas que de pain..." Le jeûne aide à maîtriser ses appétits et aiguise d'autant notre soif de Dieu.
Les fidèles orthodoxes sont invités à jeûner non pas de leur propre volonté mais sous la direction d'un père spirituel. Je demande aux fidèles de ma paroisse de supprimer la viande et dans la mesure du possible les laitages. Les moines orthodoxes, eux, observent un jeûne beaucoup plus strict : abstention de toute nourriture d’origine animale (viande, poisson ayant une arête, laitages, œufs) matière grasse et vin… Ce jeûne de la nourriture invite à d'autres formes de privations, comme le jeûne de télévision (supprimer les émissions récréatives ou frivoles) et les revues du même type. En contre-partie, je leur demande lire au moins un évangile, si ce n’est les quatre, et ainsi se rapprocher de Dieu par cet effort, et par une prière plus assidue.
Le jeûne conjugal est aussi préconisé, mais de fait il est déjà ancré en profondeur dans notre tradition. Les couples orthodoxes pratiquants ont l'habitude de pratiquer l'abstinence un jour avant, et un jour après l'eucharistie. Dans notre société d'abondance, cet apprentissage de la liberté face à nos dépendances n'est pas vraiment populaire. Alors qu'il y a des danseurs, des sportifs, des stars qui sont capables de se discipliner de façon drastique, ascétique, pourquoi est-ce que, nous chrétiens, nous ne pourrions pas nous soumettre à une discipline de ce genre, alors que nous sommes là pour montrer la valeur spirituelle et humaine du jeûne, dans ce qu’on appelle le partage ?

Le partage communautaire, une réalité
« Tu jeûneras pour partager cette nourriture avec les pauvres » disait saint Jean Chrysostome. Pour notre petite communauté, comme pour l'ensemble de la communauté orthodoxe, le jeûne n'est pas qu'un simple effort sur soi, il s'ouvre sur le partage en communauté avec "le pauvre". Ainsi, dans notre paroisse, les sommes qui équivalent à notre privation de nourriture ou de divertissement sont mises de côté. Elles sont ensuite rassemblées et versées dans ce que nous appelons la quête de Carême. Après Pâques, cet argent sera envoyé à des œuvres humanitaires ici en France, en Roumanie, ou au Liban... Nous sommes peu nombreux mais il est essentiel pour nous de faire ce geste d'offrande, car il crée un lien entre ces gens en souffrance et nous qui vivons dans des conditions plus favorables. Ce temps de jeûne personnel, de partage et de prière est vécu en étroite relation avec notre petite communauté, qui nous aide à en supporter l'exigence, tant il est vrai que le jeûne en France est autrement plus difficile, que dans un pays comme la Russie où vous êtes porté par une communauté élargie.

Père Michel EVDOKIMOV Recteur de la Paroisse des Saints-Pierre-et-Paul à Châtenay- Malabry



mercredi 20 février 2013

Audition du métropolite Emmanuel par la commission des lois du Sénat sur l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe



Le 12 février, la commission des lois du Sénat a auditionné le métropolite Emmanuel, président de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, sur l'ouverture du mariage aux personnes de même sexe. Cliquez ici pour lire le texte de l'intervention de Mgr Emmanuel qui dit en conclusion de celle-ci:
" La présence de communautés religieuses et philosophiques est une réalité objective dans notre pays. Nous apprécions le fait que leur parole et pensée soient entendues et prises en considération par l’audition de ce jour ; mais nous attendons encore davantage de la part du gouvernement et du législateur pour prendre en compte les prises de position détaillées et approfondies de ces diverses communautés qui, en l’occurrence, au-delà de leur différences, ont été toutes unanimes pour souligner les dangers d’une telle réforme et pour adopter une attitude très critique et réservée sur le sujet qui nous préoccupe aujourd’hui.
Monsieur le président, mesdames et messieurs les sénateurs, en tant qu’évêques orthodoxes de France, nous avons la responsabilité au regard de notre foi, mais aussi de notre conscience humaine, et de notre responsabilité citoyenne, de formuler les recommandations suivantes:
- le retrait d’un tel projet de loi ;
 - sinon, la suspension de son examen par la représentation nationale, afin d’organiser un débat national le plus large possible dans des conditions d’apaisement, de respect et de sérénité afin d’entrevoir toutes les possibilités de solutions juridiques alternatives qui permettent de prendre en compte les situations catégorielles sans remettre en cause les fondements. Notre crainte, en effet, est que le vote de ce projet de loi sans un véritable débat ne crée les conditions de la formation d’un nouveau tabou à l’intérieur de la société française qui, le jour de sa promulgation, ne nus permettra plus une expression libre sur la sujet ;
- l’organisation d’un référendum proposé à tous les Français, va alors de soi ;
- l’étude bioéthique approfondie de la procréation médicalement assistée pour les couples de même sexe ;
- mettre fin à cette nouvelle source de division qui frapperait notre pays qui n’en a pas besoin, et qui va en s’amplifiant. ".
Source : site de l'Assemblée des Evêques Orthodoxes de France

vendredi 8 février 2013

Conférence du mercredi 13 février 2013 au Cesoor





Prochaine réunion du Cesoor :

Le mercredi 13 février 2013 à 19h30 au siège du CESOOR : 6 rue Balester à Orange.

Programme :
Conférence de René Etienney suite à l'étude biblique du 16 janvier 2013, avec pour thème : 
explication du chapitre 2 et 3 de l'épître de St Paul aux Ephésiens" il faudrait relire les chapîtres 2 et 3

21H00 : Agapes fraternelles (chacun apporte un plat) 

dimanche 3 février 2013

Nîmes : ordination diaconale du Lecteur Henri



Dimanche 3 février 2013, le Lecteur Henri à été ordonné diacre par Monseigneur Marc pour la paroisse de la Sainte Rencontre de Nîmes (Patriarcat de Roumanie).
Pour l'occasion, le Doyen le Père Marc-Antoine été présent.
Au Père-Diacre Henri nous souhaitons "Ad Multos Annos".




samedi 2 février 2013

Semaine de prière pour l'unité des Chrétiens à Orange


Le jeudi 31 janvier 2013, dans le cadre de la Semaine de Prière pour l'Unité des Chrétiens, une rencontre oecuménique s'est déroulée à Orange à la salle paroissiale catholique.
Le thème de la soirée était le chapitre 6 du Prophète Michée des versets 1 à 8.
Après un mot d'accueil du Père Doumas, curé de la Paroisse Catholique d'Orange, le Pasteur Protestant Caspard de la paroisse d'Orange a procédé à un exposé sur Michée.
Puis la prière fut dirigée par le Père Georges et le Lecteur Stéphane représentants Orthodoxes du Cesoor à Orange et les chants animés par le Pasteur du CEP et Freddy les  représentants Évangéliques de la paroisse d'Orange.
La soirée se termina par un buffet et un pot de l'amitié.


de gauche à droite, les intervenants catholique, orthodoxe, évangélique, réformé et orthodoxe