mercredi 25 décembre 2013

Message de Noël de l'Assemblée des Evêques Orthodoxes de France


 
Message de Son Éminence,le Métropolite Emmanuel de France,
Au nom des évêques orthodoxes,
Membres de l’Assemblée des Evêques Orthodoxes de France
 
NATIVITÉ 2013
 
«Soyez sans crainte, car voici, je viens vous annoncer une bonne nouvelle qui sera une grande joie pour tout le peuple :
Il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David un Sauveur qui est le Christ Seigneur. » 
(Lc 2, 10-11).
 
Fils et filles bien -aimés dans le Seigneur,
Au nom des mes frères évêques, membres de l’Assemblée des Evêques Orthodoxes de
France, je vous adresse ce message de joie et de paix à l’occasion de la fête de la Nativité de
Notre Seigneur Jésus-Christ.
Aujourd’hui l’heureuse annonce de l’Ange aux bergers nous invite à retourner à Bethléem.
Si nous sommes de vrais bergers, des veilleurs attentifs, c’est à nous que s’adresse la voix des
Anges : «Gloire à Dieu au plus haut des cieux, car la Paix descend sur la terre ! »
La terre, théâtre de la guerre incessante de tous contre tous, reçoit aujourd’hui la Paix, car «
la Vérité s’est levée de la terre et la Justice a regardé du haut du ciel !»(Ps 84, 12).
Dieu se mêle à l’homme pour élever l’homme jusqu’à la hauteur de Dieu :
«Un petit enfant enveloppé de langes» repose dans une mangeoire.
Le vrai Dieu,né du vrai Dieu avant tous les siècles, le Verbe, Image du Père, se lève de la terre en naissant d’une Mère vierge.
Le Soleil de Justice vient naître dans une grotte pour se montrer aux hommes plongés dans les ténèbres. Le Pain de Vie descendu du ciel, déposé dans une mangeoire entre le bœuf et l’âne, s’offre à
l’homme pour le restaurer et lui communiquer Sa Justice, la grâce qui le divinise.
Tout ce qu’il y a de plus ordinaire et de plus humble dans la condition humaine est donc
mis à contribution en ce jour pour servir de trône à la divinité.
Comme les Mages, nous sommes«saisis de stupeur non devant un sceptre ou u
n trône mais devant Son extrême pauvreté. Quoi de plus ordinaire que la grotte, en effet, et quoi de plus humble que les langes, dans lesquels resplendirent les trésors de Sa divinité!»
(Hypakoï de la Nativité).
 
 
C’est donc parce que le Christ a volontairement partagé notre misère que nous trouvons en ce jour le motif de relever le front.La pauvreté, le dénuement matériel ou moral, voilà ce qui
peut nous rendre attentifs, comme les bergers à Bethléem, à la naissance cachée du Christ :
«Bienheureux vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous» (Lc 6, 20). Or le Royaume de Dieu,
n’est rien d’autre que de voir naître en nous Celui qui vient «dresser sa tente parmi nous» (Jn 1, 14)
non pas à la manière d’un prince de ce monde mais comme un étranger de passage que «
les siens n’ont pas accueilli»(Jn 1, 10).
En ce temps de fête, nous ne pouvons oublier les peuples qui souffrent. Nos prières
doivent les accompagner avec ferveur. De la Syrie à l’Afrique, en passant par toutes les zones de
conflit qui émaillent la paix mondiale, nous appelons au rapprochement de l’humanité.
Qu’hommes et femmes redécouvrent leur fraternité en même temps que leur dignité. Nous avons
une pensée toute particulière pour les chrétiens du Proche Orient, dont la présence dans cette
région se précarise à mesure que les troubles perdurent. Seule la paix, garantie par le dialogue,
permettra de répondre de manière apropriée aux défis auxquels le monde d’aujourd’hui doit faire
face.
Débarrassons-nous de tout ce qui peut faire obstacle à la rencontre, et cherchons le Christ sous les traits des exclus,des pauvres, et des déracinés. C’est le Christ lui-même qui nous y invite :
«Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde. Car, j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli... En vérité je vous le dis, dans la mesure où
vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’ est à moi que vous l’avez fait.» (Mt 25,34-40)


Et puisqu’à «tous ceux qui l’ont accueilli, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu», imitons la
Philanthropie de notre Père céleste; réjouissons nous avec les Anges en proclamant: 
«Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre, bienveillance parmi les hommes»
 (Lc 2, 14).


En mon nom personnel, et au nom de mes frères évêques, membres de l’Assemblée des Evêques Orthodoxes de France je vous souhaite une très belle et lumineuse fête de la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Avec tous mes vœux paternels,
 
† Le Métropolite Emmanuel, de France

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