vendredi 15 mai 2015

Compte rendu du XVème congrès de la Fraternité Orthodoxe




Du 30 avril au 3 mai 2015 s’est tenu à Bordeaux, sous l’égide de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF), le XVe Congrès orthodoxe en Europe occidentale. Ce dernier a rassemblé près de 600 participants de divers diocèses orthodoxes, venus des pays d’Europe occidentale et au-delà, pour un partage commun sur le thème de la condition des chrétiens « pleinement dans le monde, mais pas de ce monde ». Quatre conférences plénières, trois tables rondes et une quarantaine d’ateliers ont permis d’approfondir la question, ainsi que des temps de prière et une soirée d’hommage consacrée à la mémoire du père Cyrille Argenti.
Le congrès a débuté le vendredi 1er mai par la divine liturgie.
Le premier conférencier, le père Jean Gueit, recteur de la paroisse Saint-Hermogène (Marseille), professeur émérite de droit (Université d’Aix-en-Provence) et aumônier de la Fraternité orthodoxe, a axé sa réflexion sur l’adage patristique « Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu ».
Dans l’après-midi, la deuxième session plénière fut l’occasion d’accueillir à la tribune le professeur Assaad Kattan (Université de Münster), théologien laïc du Patriarcat d’Antioche, spécialiste de l’interprétation des Pères de l’Église et du dialogue entre christianisme et islam. Dans son allocution intitulée « Pour une théologie orthodoxe contre la démission ».
Une série d’ateliers a ensuite permis aux participants de réfléchir sur des questions aussi diverses que le rapport entre psychothérapie et paternité spirituelle, la transmission de la foi en famille, la vie du chrétien en entreprise, le dialogue entre islam et christianisme, etc.
En soirée, un hommage au père Cyrille Argenti devait rappeler, au fil des témoignages, combien cet artisan de la Fraternité orthodoxe, ardent promoteur d’une orthodoxie francophone et du dialogue œcuménique, fut avant tout un grand et authentique pasteur.
Après l’office des matines, la deuxième journée du congrès (samedi 2 mai) s’est ouverte sur la troisième session plénière la conférence de Mgr Stéphane, primat de l’Église orthodoxe d’Estonie. Celui-ci, dans une riche méditation, s’est demandé comment les chrétiens, en particulier orthodoxes, peuvent trouver des repères entre un Occident en pleine décroyance et le fanatisme montant au Proche-Orient et en Afrique. Il a montré que de cette tension peuvent naître les conditions d’une nouvelle rencontre authentique du monde avec l’Évangile.
Une seconde série d’ateliers a suivi cette conférence plénière. Puis, en début d’après-midi, s’est tenu un temps de prière œcuménique à l’intention des chrétiens d’Orient persécutés. 
Ce moment d’une grande ferveur a rassemblé, outre les participants au congrès, divers représentants religieux, notamment Mgr Laurent Dognin, l’évêque auxiliaire catholique de Bordeaux, tous unis dans une même prière pour les martyrs de notre temps.
Trois tables rondes simultanées se sont ensuite déroulées : 
La première, intitulée « Que peut-on attendre du futur concile panorthodoxe ? », et animée par Michel Stavrou (Institut Saint-Serge), avait pour intervenants le père Dimitrios Bathrellos (Athènes), Pierre Sollogoub (Fraternité orthodoxe en Europe occidentale) et le père Alexis Struve (Nantes, Kiev). Elle a permis de faire le point sur la préparation du concile panorthodoxe à venir et sur les attentes qu’il suscite.
La deuxième table ronde,  consacrée à « la psychologie contemporaine et les Pères de l’Église » et menée en anglais par le diacre Michael Bakker (Pays-Bas), avait pour intervenants Christine Artiga, psychothérapeute (Bordeaux), Silouane Deutekom (Orthodox Peace Fellowship) et Matthieu Sollogoub, professeur de chimie moléculaire (Université Pierre-et-Marie-Curie, Paris VI).
Intitulée « Questions actuelles d’éthique », la troisième table ronde, sous la houlette du père Christophe D’Aloisio (Institut Saint-Jean-le-Théologien, Bruxelles) et avec la participation de l’évêque Jean de Charioupolis (Genève, Paris), du docteur Denys Clément (Paris) et de la psychologue Nathalie Victoroff (Paris), a abordé quelques questions éthiques telles que l’interruption médicale de grossesse, la fin de vie, la sexualité.
Le dimanche 3 mai, 3e jour du congrès, la divine liturgie a été présidée par le métropolite Stéphane d’Estonie auquel se sont joints Mgr Marc (Métropole roumaine) – qui a prononcé une belle homélie sur la guérison du paralytique – et Mgr Jean de Charioupolis (Patriarcat œcuménique). À l’issue de cette célébration de tonalité pentecostale, Mgr Stéphane a qualifié ce moment de sommet du congrès et a laissé voir son émotion devant cette assemblée orthodoxe occidentale à laquelle il s’est dit lié par de profondes attaches spirituelles.
La dernière conférence plénière, prononcée par le théologien laïc grec Thanasis Papathanassiou, ayant pour thème « Quand l’idolâtrie séduit et mène à une Église sans mission », fut un appel à se mettre à l’écoute de l’Esprit Saint pour faire de la vie chrétienne bien plus qu’une simple observance de rites. Le théologien a souligné le danger de croire qu’on peut posséder le Dieu vivant dans l’Église, transformant ainsi la foi en idolâtrie et faisant des prêtres une caste chargée d’administrer seule l’Église. (Source : Orthodoxie.com)

Pour leurs parts, les Orthodoxes de Vaucluse (Paroisse Sts Côme et Damien et Cesoor) étaient bien représentés par une délégation de 11 fidèles.

 Table ronde sur le futur concile

 Atelier sur le prière du Coeur

 Prière pour les Chrétiens d'Orient

 Atelier sur les Questions d'ethique

 Divine Liturgie Pontificale
 
 Délégation des Orthodoxes du Vaucluse


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