Saint Eutrope et Saint Florent


L'Eglise Orthodoxe reconnait tous les saints locaux du premier millénaire (période de "l'Eglise indivise"), aussi Saint Eutrope et Saint Florent évêques Orangeois sont vénérés par l'Eglise.

Voila leurs hagiographies :

Saint Eutrope, Evêque d’Orange au V siècle

Mémoire de Saint Eutrope, Evêque d’Orange au V siècle, le 27 mai.
Eutrope, né au commencement du V siècle, appartenait à une riche famille de Marseille. Il contracta mariage, mais après la mort de son épouse chrétienne, il entra dans l’état ecclésiastique, fut ordonné prêtre par l’Evêque Eustathe de Marseille et s’imposa un genre de pénitence très sévère.
Appelé en 463 à succéder à Saint Justin sur le siège d’Orange, il fut d’abord effrayé de l’état de cette église et voulut prendre la fuite.
Un homme de Dieu nommé Aper lui fit sentir que c’était aller contre la volonté du ciel. Eutrope se livra donc tout entier à la sanctification de son troupeau, partageant son temps entre la prière et le travail manuel.
Tout en administrant la cité en reconstruction, il n'hésitait pas à se faire lui-même agriculteur ou maçon pour secourir son peuple et améliorer son sort.
Il participa aux conciles d'Arles en 463 et 475 et fut en correspondance avec Sidoine Apollinaire, évêque de Clermont, qui louait "la suavité de son éloquence et le don qu'il possédait au suprême degré d'amener à l'amour de Dieu". Il signa en 475 la lettre synodale relative à Lucidus, prêtre qui errait au sujet de la prédestination.
Il mourut le 27 mai 475 au chant du dernier verset du psautier: "Que tout être vivant chante louange au Seigneur". Il avait coutume de dire: "Priez pour que j'aie une place, si petite soit-elle, auprès de mon Seigneur car, avec le secours de Dieu, je ne cesserai pas de prier pour mes orangeois".


Sa vie, écrite par son successeur Verus, ainsi que l'épitaphe de son tombeau, témoignent de sa grande sainteté, confirmée par de nombreux miracles en faveur des malades et des affamés. Il est le patron de la ville d’Orange; la cathédrale conserve une partie de ses reliques.



Saint Florent, Evêque d’Orange au VI siècle

Mémoire de Saint Florent, Evêque d’Orange au VI siècle, le 17 octobre.
Florent naquit au Ve siècle et reçut une formation monastique. Il fut sans doute abbé du monastère de la Clastre dans un faubourg d'Orange (à l'emplacement de l'actuel couvent de la Nativité).
Il fut élu comme 5° évêque de cette cité après l'an 500. Il continua la restauration du diocèse, désorganisé par les invasions barbares incessantes, et la reconstruction de ses églises.
En 509, la ville fut prise par les Ostrogoths et ses habitants déportés avec leur évêque à Fidentia près de Plaisance en Italie. Mais cette captivité fut courte grâce à l'intervention de l'évêque Césaire d'Arles auprès du roi Théodoric.
Florent assista au concile d'Epaone (Albon) en 517 contre l'arianisme ainsi qu'aux conciles de Lyon et d'Arles de 524. Il mourut peu après, avant 527. Les Orangeois ont toujours conservé le souvenir de sa sainteté, de ses grâces multiples, de son abnégation et de sa charité, de même que le peuple de Fiorenzuola d'Arda (Fidentia) qui l'a choisi pour patron en reconnaissance de ses bienfaits.
Ses reliques sont partagées entre la cathédrale N.-D. des Doms d'Avignon et celle du Puy, et aussi entre les églises de Fiorenzuola, de Laussonne (Haute-Loire) et de Saint-Florent d'Orange où il est vénéré comme l'un des protecteurs de la ville et de l'ancien diocèse.

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